Pour fêter dignement ses 150 ans d’existence, Louis Vuitton ouvre en 2004 pas moins de 20 boutiques dans le monde, dont Shanghai (Chine) et Bombay (Inde). La première inaugurée cette année, et ce n’est sans doute pas le fruit du hasard, fut celle sur la 5e Avenue de New York. Outre-Atlantique, Louis Vuitton est déjà la première marque européenne.
Alix Alexandre
2.Que pensez-vous des informations apportées dans ce texte?
3.Faites ľannotation de ce texte.
Quelques aspects de l’économie de la Suisse
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Après la deuxième Guerre mondiale, la SuisseИa connu une longue phase de croissance économique. Ce boom culmina une première fois au cours de la
1. Dans ce texte consacré à l’économie de la Suisse, relevez tous les indicateurs temporells.
2. Composez le plan du texte.
première moitié des années 70. Entre 1960Дet 1973, l’économie suisse a enregistré une croissance moyenne de plus de 4% par an. De nombreuses grandes entreprises
Croissance et récession
de pointe sur les marchés mondiaux.АSimultanément se développait un scteur tertiaire axé sur la concurrence. Les banques et assurances, avant tout, réussirent à
industrielle – et davantage encore de petites – parvinrent à conquérir des positions
atteindre une position prédominanteбsur les marché mondiaux. La croissance fut entretenue par une activité intense d’investessements, une plus forte participation
de la populationСindigèneиau marché du travail et un important afflux de main- d’œuvre étrangère. Le niveau et le standard de vie de la population augmentèrent alors fortement. Les pouvoirs publics pouvaient généreusement développer leur infrastructure. En même temps, la croissance écomonique permit la mise en place d’un reseau de sécurité sociale sans avoir recoirs à l’apparents sacrifices. Le chômage était pratiquement inexisnant. La première crise sérieuse depuis la Deuxième Guerre mondiale, en 1975, fit pour la première fois prendre conscience des limites de cette forte croissance. Cette crise, baptisée crise du pétrole, démonstra avant tout que cette forte croisance était surtout bassée sur une utilisation inconsidérée de l’énergie et sur le gaspillage des réserves naturelles. Parallèlement se développa une résistance envers l’immigration. Une fois cette crise maîtrisée, des corrections fondamentales s’imposèrent : l’entrée de la main- d’œuvre étrangère fut limitée et la protection de l’environnement devint une priorité. Entre 1974 et 1990, la croissance moyenne ne s’éleva plus qu’à environ 2%. Durant ces années, la Suisse put cependant coserver sont haut niveau de vie et même en partie l’améliorer. A la fin des années 80, le marché du travail était à nouveau pratiquement asséché, l’afflux de travailleurs étrangers et les prix dans
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l’immobilier ont atteint des sommets insoupçonnés. A partir des 1990, le moteur économique se mit à voir des ratés. En termes de croissance réelle, la Suisse se retrouvait en queue du peloton des pays industrialisés. Le chômage s’envola et dépassa le seuil des 5% fin 1996. Le net recul des prix de l’immobilier a entraîné de nombreuses banques dans un marasme financier. Les budgets publics enregistyraient des abysses de chiffres rouges. En conséquence, il a fallu faire des économies. Ces mesures accentuèrent encore la stagnation et l’embellie amorcée en 1994 fit long feu. Le franc suisse s’apprécia très nettement et bien que cela fasse l’affaire des vacanciers helvétiques, la puissance concurentielle de l’économie suisse en a pâti. Puis une correction parteille de la surévalution du franc accompagnée d’une reprise conjoncturelle globale permirent une relance en Suisse. Le taux de chômage redescnedit en dessous de la barre des 2%. L’euphorie suscitée par la technique de l’information et de la télécommunication a éperonné les investisseurs. Dans le même temps, les cours des actions des entreprises
des actions, qui ont avalé une partie des gains sur les cours, il semble que la
concernées ont grimpé à des hauteurs vertigineuses. Mais ces deux bulles ont éclatés en 2001. Malgré la retenue dans l’activitéИdes investissements et les cours
climatique qui se sont tenues à Rio de JaneiroД(Brésil), Kyoto (Japon) et fin août 2002 à Johannesbourg (Afriqueбdu Sud) montrent la direction à suivre. Il est de
conjoncture se maintienne parce que les dépenses de consommation redtent
relativement stables à l’échelle mondiale. Il reste à voir comment aborder
l’orientation plus écologique de l’économie. Avec de grandes déclarations, mais aussi de petits succès opiniâtrementАremportés, les conférences sur le changement
Mais le nombre de personnes qui doivent subsister avec un ou deux dollars par jour
plus en plus urgent de changer la manière d’agir à grande comme à petite échelle afin d’accroître la prospéritéиet de reduire les dommages causés à l’environnement.
inindations et leur cortège de conséquences catastrophiques nous arrivent sans discontinuer.
ne cesse d’augmenter.СDe même, les informations sur les crues, des typhons et des
Texte 20 1. Lisez et traduisez le texte par écrit
Etat et économie : des partenaires
L’économie suisse repose sur le principe de la libre entreprise. Les libertés de commerce et de l’industrie sont garanties par la Constitution fédérale depuis 1874. depuis lors, des articles « économiques » datant de 1947 et, plus tard, des articles « conjoncturels » sont venus tempérer quelque peu ce libéralisme : l’Etat peut intevenir si l’intérêt général le justifie. Et le Conseil fédéral a dû, à plusieurs reprises, prendre des mesures dirigistes en vertu du « droit d’urgence » (surveillance des prix et des salaires ou limitation de la construction publique, par exemple). L’influence des assossations et des organisations de la branche a augmenté de ce fait. L’économie est associée pour une grande part à l’adoption des lois et des décisions politiques qui la concernent, de même qu’à leur application pratique. Ses experts et xperts travaillent au sein de nombreuses commisions sans
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le système de milice politique de la Suisse. C’est là un complément efficace au moyen connu que représentent les activités des lobbystes. Vers l’extérieur, la Confédération défend le principe de la liberté de commerce. Toutefois, le refus de prendre des mesures protectionnistes n’est pas catégoriqu et il y a des exceptions radicales, ainsi pour l’agriculture ou, par exemple, la liberté d’importation d’articles de marque ou de médicaments. Le commerce extérieur est pratiqué pour les deux tiers environ avec les pays européens. La part des pays voisins membres de l’Union européenne (UE) est particilièrement élevée. Depuis le 1er janvier 2002, l’euro est la monnaie unique et le seul moyen de paiement dans 12 pays de l’UE. Il est également possible de payer en euros dans divers endroits en Suisse. En 1992, la majorité des votats a refusé l’adhésion de la Suisse à l’Espace économiqie européen (EEE). Cependant, des conventions bilatérales ont été négociées pour un rapprochement avec cet espace qui regroupe environ 300 millions de personnes. De nombreuses normes suisses ont déjà été adaptées. Des mesures d’accompagnement sont destinées à amortrir les effets néfastes pour certains groupes, du moins pendant la période de transition. La Suisse et l’UE ont entamé de nouvelles négociations, les Bilatéreles II, en vue de réglement l’imposition des intérêts, les prestations de services, les questions agraires et d’autres points en suspens. En revanche, depuis de verdict net de la votation popilaire du 4 mars
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contre l’initiative pour « des négociations d’adhésion rapides » |
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l’appartenance à l’UE ne fait actuellement plus partie des objectifs de l’agenda |
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L’industrie chimique et pharmaceutique |
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L’industrie chimique et pharmaceutique suisse trouve également ses racines |
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les besoins de l’industrie indigène de la soie et du textile. Tout a commencé |
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par la production de colorants et, aujourd’hui, notre industrie chimique se range parmie les premières du monde, en particulier pour les produits pharmaceutiques. Ce secteur est implanté principalement dans la région de Bâle. Comme toutes les branches, l’industrie chimique doit importer les matières premières et les produits intermédiaires. La chimie est aussi lapremière industrie à avoir créé des filiales à l’étranger et àavoir « internationalisé » sa production. Ceci d’abord pour échapper aux mesures protectionnistes de certains Etats. D’autres raisons se sont bientôt ajoutées à celle-là, comme le manque de main-d’œuvre en Suisse et le renchéririssement du franc qui pénalisait les exportations. De nombreux pays ont exigé que non seulement la production mais aussi la recherche et le développement soient établis sur leur territoire, au profit de leurs autres branches économiques. Parallèlement à cette rendance à la décentralisation et à l’internalisation, on a assisté à une vagues de fusions à l’échelle mondiale. En 1996 a lieu un véritable coup de tonnerre lorsque Ciba-Geidy – issue elle-même du mariage de deux entreprises bâloises – et Sandoz fusionnent en une nouvelle entité, Novartis. Derrière le succès de l ;industrie chimique et pharmaceutique suisse, qui réalise prsque la totalité de ses chiffres d’affaires à l’étranger, se cachent les moyens considérables investis constamment, d’une part, dans la recherche de nouvelles
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substances actives et, d’autres part, dans le développement de nouveaux produits. Près de 60 000 personnes travaillent dans la recherche et le développement, auxquels sont consacrés jusqu’à 50% des chiffres d’affaires. L’industrie suisse des colorants occupe également les premiers rangs mondiaux et fournit des produits de haute qualité pour la teinture et l’impression des textiles. Les industries du cuir, du papier, des laques et des vernis, des arts graphiques et du bâtment. Genève est un centre de production de parfums et de substances aromatiques alimentaires. En 2000,le groupe pharmaceutique Roche a rendu son indépendance à sa succursale Givaudan, active dans ce secteur. L’agrochimie suisse a conquis une position importante avant tout par la fabrication de produits phytosanitaires.
Texte 22
1. Lisez le texte et partagez le en 3 parties. Proposez un titre à chaque partie.
L’industrie horlogère
mesure en millièmes de seconde – c’est aux montres et chronomètres suisses qu’on
fait confiance ! Et cette réputation n’est pas née du hasard, mais de la rencontre de
l’esprit d’invention des horlogers suisses et de leur sens du travail bien fait depuis
Conquête de l’espace ou grandes compétitionsИsportivs – là où le temps se
Genève abrita la première corporation d’horlogersДde l’histoire, au début du XVIIe siècle, puis cette brancheбse développa sutout le long de la chaîne de Jura, de
des siècles. Ce sont les réfugiés huguenots qui, à la fin de XVIe siècle, ont amené les connaissances techniques décisivesАpiur le développement de l’horlogerie.
Genève à Schaffhouse. En 1845, on réalise les premières machines capables de produire des pièces иen tous points pareilles : d’un seul coup d’artisanat devenait industrie. Grâce à la mécanisation, les Suisses ont distancé leurs concurrents et dominé le marchéСmondial pendant plus d’un siècle. En 2001, les 40 000 travailleurs de la branche ont fabriqué 27,8 millions de montres. Les montres mécaniques représentent la moitié de la valeur des exportations, soit plus de 10,6 milliards de francs. Les montres à quartz dominent cependant par le nombre, avec plus de 90%. Dans les deux cas, le label « Swiss made » atteste la qualité élevée ds produits, le perfectionnement continuel de leurs composants et le service aprèsvente. Les grandes « premières », dans le domaine horloger, sont presque toutes venues de ce petit pays, devenu le symbole de « garde-temps ». En 1921 déjà était créé le Laboratoire suisse de recherches horlogères, suivi en 1962 par le Centre électronique horloger. Leur fusion avec un 3e laboratoire donnera naissance en 1984 au CSEM, Centre suisse d’électronique et de mocrotechnique SA, à Neuchâtel. Celui-ci s’est voué notamment aux possibilités de miniaturisation (micro-électronique). Le Centre électronique horloger a nottament développé la première montre à quartz du monde, en 1967. Il convient de noter la présence de l’unique organisme du monde pour la certification des chronomètres, ces instruments de haute précision utilisés en particulier dans le sport. L’horlogerie helvétique a été le moteur du développement de la montre à quartz : affichages numériques par cristaux liquides ou par électrochimie, quartz à haute fréquence, double affichage analogique-numérique. Il faut aussi faire état de la montre la plus
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mince du monde (épaisseur 0,98 mm). En dépit de son travail de pionnier, l’horlogerie a été largement dépassée par les fabricants asiatiques et notamment japonais dans le domaine de la monte à quartz bon marché. La récession du milieu des années 70 et l’avènement de la montre à quartz ont imposé d’importantes restructurations, entraînat une forte réduction de personnel. La montre à quartz nécessite en effet un nombre de pièces détachées (composants) nettement inférieur à celles utiliséesdans la montre mécanique, et l’assemblage est souvent automatisé. Le tournant a été pris en 1983 avec la fusion des deux plus importants groupes d’horlogerie qui, entraînés dans une mauvaise situation financière, ont formé l’actuel Swatch Group. La montre en plastique Swatch, devenue accessoire de mode et objet de culte grâce au déploiment d’une publicité ingénieuse, a fait augmenter la production de la branche. Depuis quelques années, on assiste au retour des montres mécaniques qui ne nécessitent pas de pile. Les montres haut de gamme et particulier sont souvent dotées d’un mouvement mécaniques et leur
vente n’est pratiquement pas touchée par les fluctuations conjoncturelles. Dans ce domaine et, de manière encore plus marquée avce les montres prestigieuses dotées d’une multitude de fonctions et richement ornées, qui valent jusqu’à plusieurs millions de frans, les fabricants suisses courvent la quasi-totalité du marché mondial.
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1. Faites le plan du texte en indiquant les indices que vous avez utilisés. |
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Banques de la Suisse |
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Les Suisses somt réputés économes par tradition. Les banques gèrent 14,5 |
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millions de comptes et livrest d’épargne, soit environ deux par habitante et habitant. Cet Сesprit d’épargne, avec le confort matériel largement répandu, les fortes imbrications avec l’étranger, une stabilité politique et monétaire étonnante et une longue expérience des opérations financières a fini par tisser en Suisse un réseau de banques d’une exceptionnelle densité. 2771 sites employant 120 000 personnes ont été recensés en Suisse à la fin de 2001 ; ils sont beaucoup plus nombreux qu’ailleurs par tête d’habitant. La somme totale de bilan a atteint plus de 2,2 billions de francs. Les fonds de placement et d’épargne, dont bien 40% proviennent de l’étranger, ont présenté près de 940 milliards dans ce total. Les opérations bancaires sont largement dépassées par les 3,4 billions de francs placés dans des dépôts de titres. Des hypothèques ont été accordées à hauteur de 522 milliards. A l’instar de l’industrie suisse d’exportation, les banques sont actives dans le monde entier, comme l’assestent les 106 filiales établies à l’étranger. L’interpénétration se reflète dans le bilan car une large moitié des avoirs provient de l’étranger et les obligations envers la clientèle étrangère sont plus élevées qu’envers la clientèle suisse. De plus, les activités fiduciaires ont atteintun volume frisant les 700 milliards de francs. Il faut relever à cet égard que les avoirs sont placés avant tout dans les pays industrialisés occidentaux alors que les engagements, c’est-à-dire les fonds confiés aux banques, proviennent en grande partie des pays en voie de développement et de centres financiers dits off-shore.
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