Материал: zagriazkina_tiu_red_frankofoniia_kultura_povsednevnosti

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Вопросы и задания

1.Как вы думаете, почему, по словам М. Лессара, можно

говорить о распространении более или менее единой модели жилища на территории Квебека (« le modèle québécois »)? Какие факторы повлияли на его становление?

2.Как вы думаете, могут ли современные типовые жилища (в Канаде, Франции и др.) служить объектами изучения в рамках культуры повседневности?

3.Как вы думаете, можно ли говорить об универсальном французском доме, как в случае с квебекским домом? Почему? Аргументируйте свою точку зрения.

4.Какие произведения французской классической литературы XIX — начала XX в., по вашему мнению, могут считаться «энциклопедией» повседневной жизни (как «Мария Шапделен» в случае с квебекской литературой)?

5.Опишите внутреннее устройство типичного квебекского дома.

Бакеландт Франсуа,

преподаватель кафедры франкоязычных культур факультета иностранных языков и регионоведения МГУ имени М.В. Ломоносова, e-mail: baeckelandtfrancois@yandex.ru

Об информационных массмедиа во франкоговорящей Бельгии

Данная статья предлагает общую картину информационных массмедиа во франкоязычной Бельгии. Не углубляясь в технические тонкости, автор анализирует предпочтения (франкоязычной) аудитории в выборе источников информации, а также их культурные и лингвистические особенности.

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Aperçu des médias d’information en Belgique francophone

Tu sais à quoi on reconnait un belge dans un sousmarin ? C’est le seul qui a un parachute.

Luc Besson

Sommaire

I. Une journée d’information outre-quiévrain

II. Habitudes médiatiques et confiance dans les médias III. Aspect linguistique

IV. Conclusion

I. Une journée d’information outre-quiévrain

Zoom sur la Belgique francophone et ses médias d’information. Dès tôt le matin, de Courtrai à Arlon, en passant par Bruxelles et sa périphérie, sans oublier les communes à facilités, les Belges se ré- veillent et se branchent aux réseaux d’information qui les entourent de tous azimuts. Radios, Internet, télévision, tout est bon pour ces gloutons d’information.

En route pour le travail sur les routes de Wallonie, le choix des chaînes radios est large. Cela s’explique notamment par le fait que les Belges sont encore très friands de radio, plus que leurs collègues européens. Les radios les plus informatives en termes d’actualités et de trafic routier sont Classic 21 et Vivacité (pour le groupe public RTBF) et Bel RTL et Radio Contact (dans le privé).

Comme partout dans le monde, ceux qui se rendent au travail ou aux études en métro ou en train en profitent pour lire et peuvent trouver les dernières nouvelles dans le fameux journal Métro, diffuseur universel des nouvelles de la veille, dont l’horoscope est, selon la légende urbaine répandue dans le milieu des étudiants, le seul auquel on puisse se fier. Cependant, les navetteurs optent souvent pour un quotidien plus sérieux auquel ils sont abonnés et qu’ils re- çoivent de bonne heure, de façon à ce qu’ils puissent profiter du trajet pour le parcourir.

Néanmoins, l’indétrônable Métro est le seul à voir son tirage augmenter ces dernières années. Les groupes Sud-Presse et L’Avenir se situent dans la PQR, la presse quotidienne régionale, et publient des quotidiens régionaux au format tabloïd tels que La Gazette et La Meuse (Sud Presse) et L’Avenir Brabant Wallon, L’Avenir Luxembourg, etc. Si les quotidiens de L’Avenir gardent une certaine rete-

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nue, ceux de Sud Presse tablent plus souvent sur les titres accrocheurs, les photos plus que le texte et couvrent surtout les faits divers et les scandales. Le groupe IPM publient deux journaux couvrant l’ensemble de la Belgique francophone : La Dernière heure/les sports, journal d’information aux caractéristiques proches de ses compères régionaux, et La Libre Belgique, journal à tendance de droite dit « sérieux » ou « de grande envergure », à l’instar du quotidien Le Soir, tirant plus à gauche. On voit que ce dernier est le premier journal « sérieux » en Belgique francophone. En perte de vitesse face à la concurrence notamment des journaux télévisés et d’Internet, l’ensemble de la presse a réagi en ajoutant à ses éditions des revues, magazines et autres folios aux publics ciblés (culturels, sportifs, etc.) ainsi que leur propre site Internet.

Pour les chômeurs, les femmes de ménages, les femmes au foyer, les travailleurs à domicile, ceux déjà rentrés du travail ou pas encore partis, le premier grand rendez-vous d’information à la télévision commence à 13h tant sur la chaîne publique RTBF que sur la chaî- ne privée RTL-TVI. Les Belges sont fidèles aux journaux télévisés, c’est un double rendez-vous quotidien qu’ils ne manquent sous aucun prétexte, en prélude ou en marge de leur diner ou de leur souper, seul programme à trouver un consensus parmi l’ensemble des membres de la famille réunie. Comme l’écrivait François Heinderyckx, professeur ordinaire à l’Université Libre de Bruxelles au Département des sciences de l’information et la communication1, « Ce type d’émission occupe la place enviée de programme le plus suivi sur les chaînes de Belgique francophone (RTL-TVi et RTBF). Ce “ doublé ” est unique en Europe. D’autres journaux télévisés (en dehors de la Belgique) affichent des scores d’audience supérieurs à ceux observés en Belgique francophone, mais toujours battus, au palmarès des plus fortes audiences, par d’autres programmes de la même chaîne. »2

Cette affirmation est confirmée par les taux d’audience record des trois journaux télévisés établis par L. Verheyen dans son étude sur les journaux belges3, où l’on voit que le journal télévisé français ne fait pas partie du palmarès de la première chaîne française, comme en Belgique. Cependant, une certaine réflexion est nécessaire. Cette

1 URL: http://homepages.ulb.ac.be/~fheinder/HomePageFH/F._Heinderyckx. html (consulté le 04.02.2012).

2 Heinderyckx F. Les publics européens du journal télévisé // Recherches en communication. 1996. N 6. P. 230.

3 Verheyen L. Les journaux télévisés de la mi-journée et du soir sur les chaînes de télévisions généralistes belges francophones, une édition de trop ?, mémoire, ULB, faculté de philosophie et de lettre, année académique 2010—2011. P. 124.

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différence pourrait aussi être imputée à l’exode des téléspectateurs belges vers les chaînes françaises (et autres) en dehors des journaux télévisés nationaux. On peut aussi relever que ces statistiques ne sont pas relatives à la population totale des deux pays, et qu’ils ne prouvent donc pas à eux seuls que les Belges regardent plus leurs journaux télévisés que les Français. La seule chose qui est claire, c’est que les chaînes nationales recueillent effectivement des records d’audience grâce à leurs journaux télévisés, ce qui, comme exception européenne, mérite d’être signalé.

Si le journal de RTL-TVI emporte largement la plus grande part d’audience entre les deux concurrents belges, le journal des régions présenté par Jean-Pierre Pernaut et diffusé à la même heure sur la première chaine française TF1 (publique) n’est pas sans jouir d’un franc succès en Belgique grâce à ses sujets anecdotiques et conviviaux. Au contraire, il ravit souvent de larges parts d’audience à ses concurrents belges, dont les projets éditoriaux classiques et répétitifs par rapport aux journaux du soir font pâle figure face à la convivialité de Pernaut, surtout en l’absence d’évènement médiatique majeur et auprès d’un public majoritairement friand de faits divers et de nouvelles divertissantes.

Le soir, ces mêmes journaux renouvellent le combat d’audience, en décalé cette fois : RTL-TVI ouvre le bal à 19h00, suivi par RTBF à 19h30 et, si besoin est, par TF1 à 20h. En soirée comme en journée, ce sont les nouvelles d’RTL-TVI qui récoltent le plus d’audience. Son journal est plus percutant, son approche de « proximité » jouent davantage sur les émotions, les sentiments, tandis que la RTBF se revendique d’une information de service publique, plus attachée au contexte qu’au détail poignant. Néanmoins, ces différences se situent globalement dans l’approche et non dans le contenu, comme l’indiquent les pourcentages d’hard news et de soft news de leurs éditions1.

Soft news : questions et débats de société ; justice ; faits divers ; culture et loisirs ; transports ; sports ; tourisme, patrimoine et artisanat.

Hard news : politique générale ; économie et entreprises ; politique économique ; travail et bien-être social ; sciences, santé et environnement ; éducation, histoire et cultes.

Enfin, à ceux qui ont manqué ces grands rendez-vous, la RTBF propose sur sa deuxième chaîne une version abrégée de son journal appelée « Le 12 minutes » à 22h30, rediffusée à 23h50. Cette édition reprend les grands titres de l’actualité et en fait le résumé de façon claire et concise.

1 Ibid. P. 84.

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Reste le grand oublié de cette journée, Internet. Le « nouveau » média ne cesse de conquérir des parts du marché de l’information, et les « anciens » l’ont bien compris. C’est pourquoi la grande majorité des éditions d’information tous médias confondus (radio, presse écrite, télévision) développent leurs produits en ligne, et ce de différentes façons : accès gratuit, partiellement payant, éditions exclusivement en ligne, pdf des éditions papiers, vidéos, rediffusion, l’offre s’élargit pour s’adapter aux nouvelles habitudes. Il va de soi que ce sont les sites Internet des journaux les plus lus qui reçoivent le plus de visite, et ce du matin au soir, l’avantage indéniable d’Internet étant la rapidité de réaction des éditeurs : les dernières nouvelles arrivent d’abord sur les sites d’information en ligne avant d’être développées par les journaux télévisés, s’ils en ont le temps, et ensuite les journaux du lendemain, qui jouent sur l’analyse et la qualité. Ainsi, sans surprise, parmi les sites d’information francophones les plus consultés on retrouve les sites Lesoir, Lalibre, LaDH, etc.

II. Habitudes médiatiques et confiance dans les médias

Deux fois par an, l’Union européenne organise des sondages d’opinion auprès des citoyens de ses états membres afin de fixer leur avis, leur taux de confiance et de satisfaction sur ses institutions, son développement, son état économique, sa communication, etc. Selon l’Eurobaromètre n° 76 effectué en automne 20111, à la question :

« Pouvez-vous me dire dans quelle mesure vous … ? 1. Regardez la télévision sur un poste de télévision ; 2. Regardez la télévision via Internet ; 3. Ecoutez la radio ; 4. Lisez la presse écrite ; 5. Utilisez Internet ; 6. Utilisez les réseaux sociaux en ligne. Réponse : tous les jours ou presque. », les Belges ont répondu massivement en faveur de la télé- vision, à l’instar de leurs collègues européens. Ces résultats sont à relativiser en fonction de l’âge et du niveau d’étude des répondants. Il n’y a qu’en ce qui concerne la radio que les Belges se distinguent nettement du loteuropéen : ils sont 15% en plus à l’écouter quotidiennement.

Dans les réponses à la question « Quelle est votre principale source d’information à propos des affaires politiques européennes ? Premièrement ? », les Belges ont montré qu’en termes d’information (ici sur les politiques européennes), la télévision garde la première place, la presse écrite s’élève à la deuxième place, dépassant en moyenne de justesse la radio et Internet. Cependant ces chiffres sont toujours à mettre au diapason de l’âge et du niveau d’étude des répondants.

1 URL: http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb76/eb76_be_fr_nat.

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