Материал: 1936

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confirme une mutation technique visant à réduire les coûts de production et d'utilisation. Ne survivront que les constructeurs capables de produire et de vendre des automobiles bon marché, fiables, faciles à conduire et à réparer, et quelques marques spécialisées adeptes de techniques modernes. La crise financière n'épargne pas les petites marques de luxe ou sportives, ni Georges Irat, qui se maintient pourtant sur le marché en produisant quelques voitures à moteur américain. La firme parvient même à racheter les établissements Godefroy et Lévêque, constructeurs des célèbres mais dépassés moteurs Ruby, qui ont équipé des cyclecars et de petites voitures de sport au long des années vingt. Au Salon de Paris 1934, Georges Irat n'expose pas, mais la firme prépare un modèle révolutionnaire qu'elle dévoilera au mois d'octobre 1935.

II

Difficile de trouver plus différents que les Georges Irat 2 litres « classiques» et le petit roadster à traction avant et à quatre roues indépendantes proposé par la marque en 1936. Sur un cadre de châssis trapézoïdal pas très rigide a été greffé un ensemble moteur-embrayage-boîte-pont avant qui place le moteur (chaud) et le carburateur arrière contre le réservoir en charge. La suspension arrière à demi-essieux oscillants est assurée par des ressorts cantilever quartelliptiques, la suspension avant par des colonnettes en bronze télescopiques, avec ressorts hélicoïdaux remplacés en 1938 par des anneaux de caoutchouc. La direction est à crémaillère. Les transmissions aux roues avant comportent des joints Tracta côté roue (bon choix) et des fIectors (moins bon) côté pont. Dotée d'une caisse de roadster très basse, avec une seule portière côté droit (c'est moins cher et plus rigide), et fabriquée en tôle d'acier soudée sur une carcasse en tube, la Georges Irat souffre d'une incompatibilité d'humeur entre châssis et carrosserie, la flexibilité du premier s'opposant à l'intégrité de la seconde. C'est d'autant plus regrettable que son dessin est équilibré, élégant et fonctionnel.

III

Le vieillissant moteur Ruby à culbuteurs, de 950 ou 1100 cm3 selon qu'il équipe la 5 CV MM ou la 6 CV MDS, permet quand même d'atteindre 110 km/h. Mais le point fort de la Georges Irat se situe dans son comportement routier, que l'on pourrait qualifier de moderne grâce à la traction avant, aux voies larges et aux quatre roues indépendantes, une à chaque coin. Équilibrée, basse, précise en direction, légère, la Georges Irat «décoiffe» sur les petites routes, malgré une suspension très ferme qui talonne vite et 25 un châssis trop flexible, dont elle n'a d'ailleurs pas le monopole à l'époque. Pour pallier sa sousmotorisation, un compresseur est proposé, mais il reste sur le papier et c'est heureux pour le vilebrequin à deux paliers du moteur Ruby. En 1937, le moteur de 5 CV disparaît et le 1 100 cm3 Ruby 61 x 92 mm remplace le «course longue» antérieur 60 x 97 mm. Sans être plus puissant, il peut monter plus vite en

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régime, surtout dans sa version à deux carburateurs. La tenue de route du petit roadster semblant autoriser des vitesses supérieures, la voiture reçoit une boîte à 4 rapports en 1937, puis, courant 1938, des suspensions avant à anneaux de caoutchouc système Neimann. Au Salon de 1938 est proposé un cabriolet à groupe motopropulseur de Il CV Citroën TAY. À la même époque, une nouvelle calandre dite «boule» modernise la façade, tandis que les ailes avant s'allongent. En 1939, certaines voitures reçoivent la version «Perfo» du 2 litres Citroën. Avec 56 ch à 3800 tr/mn, la Georges Irat OLC dépasse alors 130 km/ho.

FICHE TECHNIQUE:

Marque: Georges

Type: MDS.

Moteur: 4 cylindres en ligne.

Cylindrée: 1 097 cm3.

Alésage x course: 60 x 97 mm.

Puissance: 33 ch à 3 300 tr/mn.

Alimentation: 1 ou 2 carburateurs.

Distribution: soupapes en tête.

Allumage: batterie et allumeur

Transmission: boîte à 3 rapports.

Pneumatiques: 130 x 40.

Empattement: 250 cm.

Voie: 130 cm.

Longueur: 440 cm.

Largeur: 156 cm.

Poids: 700 kg (environ).

Vitesse maximale: 115 km/h (environ).

3.Posez des questions d’après le texte et répondez les. Travaillez en

paires.

4.Faites les phrases avec les mots suivants :

épargner, parvenir, regrettable, une mutation technique, une réduction drastique, un pouvoir d'achat, lancer sous le slogan.

5. Finissez les phrases suivantes :

1.Élégant, bien conçu, sportif, mais ô combien perfectible, le roadster Georges Irat à traction avant méritait … .

2.La crise économique née aux États Unis fin 1929 déclenche aussi en Europe chômage et misère, baisse dramatique du pouvoir d'achat et … .

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3.En même temps se confirme une mutation technique visant à réduire … .

4.Au Salon de Paris 1934, Georges Irat n'expose pas, mais la firme prépare un modèle révolutionnaire qu'elle … .

5.Difficile de trouver plus différents que les Georges Irat 2 litres «classiques» et le petit roadster à traction avant et à … .

6.Mais le point fort de la Georges Irat se situe dans son comportement routier, que l'on pourrait qualifier de moderne grâce à la traction avant, … .

7.Pour pallier sa sous-motorisation, un compresseur est proposé, mais il reste sur le papier et c'est heureux pour … .

6. Complétez les phrases avec les mots du texte :

1. Élégant, bien conçu, … , mais ô combien perfectible, … Georges Irat à traction avant méritait … plus brillante. 2. La crise … née aux États Unis fin 1929 déclenche aussi en Europe … et …, baisse dramatique du pouvoir d'achat et réduction drastique de l'offre et de la production. 3. En même temps se confirme … visant à réduire les coûts de … et d'utilisation. 4. Au Salon de Paris 1934, Georges Irat n'… pas, mais la firme prépare … révolutionnaire qu'elle dévoilera au mois d'octobre 1935. 5. Difficile de trouver plus … que les Georges Irat 2 litres « classiques» et le petit … à traction avant et à quatre roues indépendantes proposé par la marque en 1936. 6. Mais le point fort de la Georges Irat se situe dans son …, que l'on pourrait … de moderne grâce à la traction avant, aux voies larges et aux quatre roues indépendantes, une à chaque coin.

7. Rendez le contenu du texte.

Texte 8

1. Lisez les mots suivants et apprenez-les par coeur :

décéder – скончаться atoutm – козырь séduire – уступать

d'emblée – сразу, с первого раза couverclem – крышка

arborer – поднимать biellef – рычаг déperditionf – потеря avide – жадный, алчный

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2. Trouvez dans le texte les expressions qui caractérisent ľautomobile «Ardea».

1939 LANCIA ARDEA

AU CŒUR DE LA LIGNEE

Il est dommage que la petite Ardéa se soit dévoilée à la veille du Second Conflit mondial, car elle présentait un certain nombre de solutions mécaniques intéressantes. La production sera vite interrompue pour ne reprendre qu'en 1945. Mais quelle reprise !

Durant le début du XXe siècle, quelques véhicules novateurs imaginés par le fondateur Vincenzo Lancia ont marqué l'histoire de la marque Lancia ainsi que celle de la construction automobile en général. Pour mémoire, citons ces deux chefs-d'œuvre que sont la Lambda de 1922 (carrosserie à structure portante, suspension avant à roues indépendantes...) et l'Aprilia de 1937 (carrosserie aérodynamique, moteur en V serré, bloc moteur en aluminium et chemises en fonte reportées, suspension arrière à roues indépendantes...). Deux autos qui ont connu un grand succès.

Mais Vincenzo Landa n'a pas pu suivre la belle carrière de l'Aprilia. Il décède en février 1937, avant même que le premier exemplaire ne sorte de l'usine. Le programme de développement n'en continue pas moins et il s'agit maintenant de créer un petit modèle qui doit, malgré ses dimensions réduites, embarquer de nombreux d'atouts mécaniques, tradition de la marque oblige. Lorsqu'elle fait son apparition en 1939, l'Ardéa séduit d'emblée. Elle est certes compacte, équipée d'un moteur de petite cylindrée, mais sa mécanique est brillante et nerveuse et elle n'est pas gourmande en carburant. Lorsque l'Aprilia s'était dévoilée, le public avait été sceptique devant cette ligne aérodynamique, jugée révolutionnaire, mais finalement s'était laissé conquérir. En reprenant les grandes caractéristiques de celles de son aînée, la silhouette de l'Ardéa «choque» donc moins. Elle conserve la même forme arrière, mais légèrement adoucie, moins serrée, tandis que le capot est plus court. Il s'agit d'une berline à quatre portes et quatre places, qui reprend bien sûr une carrosserie à structure portante. La roue de secours est contenue dans un compartiment spécialement aménagé et se fermant grâce à un couvercle. Le coffre à bagages n'est accessible que de l'arrière de l'habitacle, une fois la banquette repliée.

3.Posez des questions d’après le texte. Travaillez par paire en utilisant

«Fiche technique ».

(la suite)

Sous le capot se niche un petit moteur à 4 cylindres en V étroit et désaxé, avec un arbre à quatre manivelles, et dont la cylindrée est de 903 cm3. Il

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développe une puissance de 29 ch à 4 600 tr/mn et emmène la voiture à 108 km/h. Celle-ci reprend un certain nombre de caractéristiques de l'Aprilia. La suspension avant, légèrement redessinée, est à roues indépendantes à «lunettes» verticales renfermant les ressorts hélicoïdaux et les amortisseurs hydrauliques concentriques. La suspension arrière est du type à pont monobloc avec lames longitudinales. La distribution à arbre en tête arbore de simples culbuteurs courts et inclinés qui sont facilement démontables et font l'objet d'un système breveté. Autres particularités techniques: la chaîne de commande de la distribution à double rangée de rouleaux et munie de tendeur automatique, des bielles en duralumin, l'arbre de transmission équipé aux deux extrémités de joints articulés et élastiques à emboîtement cylindrique dans des bagues en caoutchouc. Grâce à sa légèreté, à son aérodynamisme ainsi qu'à un excellent rendement thermodynamique (chambres à explosion hémisphériques avec soupapes inclinées, volume réduit avec des déperditions thermiques moindres), l'Ardéa revendique une consommation faible de 7 litres aux 100 km.

Ce n'est en fait qu'après la Seconde Guerre mondiale que les Italiens, avides de se motoriser, vont vraiment faire connaissance avec l'Ardéa. La deuxième série propose quelques modifications par rapport à la première mouture. Ainsi, le coffre à bagages reçoit désormais la roue de secours. Après la révolutionnaire série trois, la quatrième et dernière production en 1949 adopte une culasse en aluminium, un nouveau carburateur qui, ajouté à l'augmentation du rapport de compression (6,7: 1 contre 6 : 1), offre désormais une puissance de 30 ch à 4 600 tr/mn. Esthétiquement, des changements interviennent également: l'arrière est redessiné, avec une lunette unique au lieu d'être séparée en deux parties, et un nouveau capot de coffre à bagages. La série des Ardéa se singularise notamment grâce à un fourgon baptisé 800, qui vient compléter la gamme après la guerre. Suit une camionnette. Ces deux véhicules utilitaires permettent d'embarquer 800 kg de marchandises derrière deux passagers. Ils sont produits à environ 8 700 exemplaires. Enfin, pour compléter ce chapitre, sachez que le moteur de l'Ardéa est également utilisé en 1949 pour un modèle de taxi type Rome, présentant un châssis spécial allongé.

FICHE TECHNIQUE:

Marque: Lancia.

Type: Adréa.

Moteur: 4 cylindres en V.

Cylindrée: 903 cm3.

Alésage x course: 65 x 68 mm.

Puissance: 29 ch à 4600 tr/mn.

Alimentation: carburateur monocorps Zenith 30 VILM.

Distribution: arbre à cames en tête.

Transmission: boîte à 4 rapports.

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