1. Créée au début du siècle, la maison Letourneur et Marchand s'est consacrée ... . 2. Marchand, plus prosaïquement, apprend le métier de charron, c'est-à-dire de constructeur ... . 3. En 1897, il entre chez Binder comme compagnon menuisier et suit des cours de dessin à Paris pour ... . 4. L'affaire prospère et, en 1915, les deux associés peuvent se rendre ... . 5. Plus l'automobile devient "de série", plus les carrossiers comptent pour ... . 6. Après les problèmes des années d'occupation (pénuries, réquisitions du personnel), la firme reprend ses activités d'avant-guerre, mais le marché est ... . 7. Après une tentative de produire des cabriolets Renault Frégate, pourtant homologués par le constructeur, Letourneur et Marchand se consacre à ... .
7. Rendez le contenu du texte.
Texte 4
1. Lisez les mots suivants et apprenez-les par coeur :
volumem de production – объем производства vocationf – призвание (назначение) performancef – успех, достижение desideratam – пожелания
cyclecarm – мотоцикл с коляской minoritéf – меньшинство
freinm – тормоз
2.Observez les textes. À quelle période appartiennent – ils?
3.Composez le plan du texte.
FICHE TECHNIQUE:
Marque: Wanderer.
Type: 3/15.
Moteur: 4 cylindres en ligne.
Cylindrée: 1 280 cm3.
Alésage x course: 64 x 100 mm.
Puissance: 15 ch à 1800 tr/mn.
Alimentation: carburateur.
Distribution: soupapes en tête.
Allumage: magnéto.
Transmission: boîte à 3 rapports.
Pneumatiques: 710 x 90.
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Empattement : 240 cm.
Voie: 108 cm.
Longueur: 300 cm.
Largeur: 125 cm.
Poids: 700 kg.
Vitesse maximale: 75 km/h.
WANDERER 3/15 PUPPCHEN
LA POUPEE DE CHEMNITZ
I
Venue tard à l'automobile, la firme Wanderer débute par un modèle à succès, efficace et sans prétention, la «Poupée». À mi-chemin du cyclecar et de la voiture, c'est, en 1914, une des premières tentatives, réussie, d'automobile populaire.
La marque Wanderer, qui rejoint en 1932 le groupe Auto Union et dont le volume de production est le deuxième après DKW, est issue d'une fabrique de bicyclettes située en Saxe, à Schönau, au voisinage de Chemnitz. Fondée en 1885, elle produit des cycles de qualité et, comme beaucoup d'autres firmes de ce secteur industriel, vient à la production de motocyclettes vers 1902, quand apparaissent de petits moteurs fiables à régime rapide.
La première automobile est proposée en 1911 sous la forme d'une voiturette à vocation utilitaire, à deux places curieusement disposées en tandem, comme sur le cyclecar Bedelia de 1910 et la première Quadrilette Peugeot de 1919. Pourtant, elle est conçue comme une véritable voiture: son moteur est un 4 cylindres en ligne de 1140 cm3 à soupapes d'admission en tête et échappement latéral donnant 12 ch à 1 800 tr/mn. La boîte de vitesses à 3 rapports est montée en bloc avec le moteur (formule très moderne à l'époque). Cette mécanique permet à cette voiture de 700 kg d'atteindre 70 km/h, performance remarquable en son temps pour une voiture aussi petite. Surnommée affectueusement Puppchen («petite poupée») par ses utilisateurs satisfaits, elle rencontre sur un marché allemand alors économiquement fort un succès tel que l'usine ne peut pas répondre à la demande.
II (la suite)
Cédant aux desiderata des clients, la marque modifie son modèle en 1914, plaçant les deux occupants côte à côte, ou presque, sur un nouveau châssis élargi et doté d'un moteur plus puissant, totalement culbuté cette fois et porté à 15 ch au frein. Les qualités de la voiture, appelée alors 3/15 PS, ainsi que son surnom sont conservés. Des versions à trois, puis à quatre places apparaissent après 1916 sur un châssis allongé. La Puppchen, construite jusqu'en 1918, laisse le souvenir
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d'une excellente petite voiture populaire, aussi économique qu'un cyclecar, comme la Quadrilette de Peugeot ou la 5 CV Citroën en France. Au lendemain de la guerre, Wanderer entretient le concept en proposant un nouveau modèle, la W 8, de 1 300 cm3 et 20 ch, qui offre quatre places. Plus étoffée, la W 6, de 1550 cm3 et 24 ch, reste aussi dans la catégorie des voitures populaires, bien que ce qualificatif soit très relatif. En effet, dans le contexte économique désastreux de l'Allemagne du début des années vingt, une voiture même populaire n'est accessible qu'à une minorité de gens, aux revenus supérieurs à la moyenne. Ces deux modèles sont fabriqués jusqu'en 1924, époque où le rétablissement de la monnaie allemande marque le début de la reprise économique, après une période d'inflation délirante déclenchée en réplique à l'occupation de la Ruhr par la France.
En 1926, la nouvelle W 6 de 1 550 cm3 reçoit des freins sur les quatre roues. La firme construit de nouvelles usines près de Chemnitz afin de répondre
àla demande croissante et propose le modèle W 10, une 4 cylindres à arbre à cames en tête, avec boîte en bloc, suivie de la W 10/2, une 2 litres de 40 ch. Cette montée en puissance, qu'on retrouve chez d'autres constructeurs européens, accompagne la nette reprise économique qui marque ces années, reprise cassée par la crise de 1929. C'est d'ailleurs 12 en Allemagne que la crise a les conséquences les plus graves. La production automobile passera de 108000 unités en 1928 à 62 000 en 1931. Wanderer aborde précisément la grosse voiture au cours de l'année 1929, avec la W 11 à 6 cylindres de 2,6 litres, modèle construit aussi en Suisse, sous licence, par Martini. L'insuccès de la Martini Wanderer, tant sur le marché intérieur qu'à l'exportation, en raison d'un prix non concurrentiel, précipite la liquidation de la marque suisse.
De son côté, Wanderer revient à une cylindrée plus modeste avec la W 10/3, dont les carrosseries sont fournies par Daimler-Benz et Reutter de Stuttgart. Après l'entrée dans le groupe Auto Union, Wanderer propose des modèles très modernisés à châssis caissonné, roues arrière indépendantes; boîtes
à4 vitesses et équipés de moteurs confectionnés par Porsche. Les ultimes 4 et 6 cylindres latérales de 1937, fiables et confortables, connaissent le succès jusqu'en 1939. La production automobile ne reprendra finalement pas après la guerre.
4.Posez des questions d’après le texte et répondez les. Travaillez en
paires.
5.Complétez les phrases avec les mots du texte :
1. Venue tard à l'automobile, la firme Wanderer .......... |
par un modèle à |
succès, efficace et sans prétention, la « Poupée ». |
|
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2.La marque Wanderer, qui rejoint en 1932 le groupe Auto Union et dont le volume de production est le deuxième après DKW, est .......... d'une fabrique de bicyclettes située en Saxe, à Schônau, au voisinage de Chemnitz.
3.Cédant aux ........... des clients, la marque modifie son modèle en 1914.
4.Les qualités de la ........., appelée alors 3/15 PS, ainsi que son ........... sont conservés.
5.En effet, dans le contexte économique ............... de l'Allemagne du début des années vingt, une voiture même populaire n'est accessible qu'à une
..............., aux revenus supérieurs à la moyenne.
6.Après l'entrée dans le groupe Auto Union, Wanderer propose des ..........
très modernisés à châssis caisson né, roues arrière indépendantes; boîtes à 4 vitesses et équipés de moteurs confectionnés par Porsche.
7.La production automobile ne ........... finalement pas après la guerre.
6. Faites les phrases avec les mots suivants :
volumem de production, une vocation utilitaire, une minorité de gens, la production automobile, modifier, avoir les conséquences.
7. Rendez le contenu du texte.
Texte 5
1. Lisez les mots suivants et apprenez-les par coeur :
contrer – противостоять robustessef – крепость armisticem – перемирие rusticitéf – непритязательность
2. Lisez et traduisez le texte. Trouvez dans ce texte les expressions qui caractérise «Renault».
1920–1930
1924 RENAULT NN SOLIDEMENT VÔTRE
I
Constructeur généraliste depuis 1905, Luis Renault se retrouve, en 1919, sans modèle populaire de moins de 10 CV. Et quand Citroën abandonne le modèle unique et lance sa 5 HP au Salon de 1921, Renault se voit forcé de trouver une parade.
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Jusqu'en 1921, Renault peut contrer la Citroën la HP (en réalité une 8 CV fiscaux) avec ses GS et IG, d'une cylindrée nettement supérieure (2,2 litres) qui en fait de vraies la CV. Ces voitures bénéficient de la réputation de robustesse et de fiabilité des Renault, face à une Citroën encore inconnue et lancée à grand renfort de publicité.
Au lendemain de l'armistice, en 1919, la production «tourisme» de Renault n'atteint que 6 300 véhicules et 15 000 en 1922, alors que Citroën monte en flèche après 1921. Face à un modèle unique très bien positionné et à des méthodes de construction à la chaîne, Louis Renault va devoir s'adapter sous peine d'être irrémédiablement dépassé. Au Salon de Paris 1921, nouveau coup dur pour Billancourt: la nouvelle 5 CV Citroën démontre que Javel abandonne le modèle unique et vise une clientèle plus populaire qui ne peut se satisfaire de la rusticité du cyclecar. Pour Louis Renault, pionnier de l'industrie, l'automobile ne peut intéresser que les classes aisées ou les utilisateurs professionnels. Luimême n'est touché que par les machines de luxe et de forte cylindrée, où ses talents de mécanicien peuvent pleinement s'exprimer. Construire des véhicules économiques, au moindre coût, et les vendre en masse ne le motive pas. De même, le montage à la chaîne ne se met en place que très lentement à Billancourt. Ce « retard à l'allumage » de Louis Renault, qui doit se rappeler les précédents conflits nés du chronométrage, apparaît aussi dans ses publicités: en 1922, il propose encore des 10 HP «série» sans éclairage, ni démarrage. Pourtant, il doit réagir, car les Citroën révèlent qu'un marché plus large existe.
II(la suite)
3.Donnez votre opinion sur ce texte. Faites des comparaisons avec le précédent.
La réplique à la 5 HP est présentée au Service des Mines le 7 juillet 1922. Il est évident que la nouvelle 6 CV Renault n'a pas été conçue, étudiée et construite en neuf mois, mais la présentation de la «petite Citron» a sans doute accéléré le processus. Cette nouvelle petite KJ conserve le style des Renault de 1914, avec leur capot alligator de section étroite caractéristique et leur direction à droite, au début. Calquée sur la 10 HP GS, elle évolue vite, devenant KJ1 dès le Salon 1922, avec la direction à gauche en série et, surtout, le nouveau capot élargi, sans brisure, avec la ligne supérieure et les flancs de caisse, un style plus lisse emprunté aux 12 et 18 CV dites «sport ». La KJI a déjà la silhouette de la future NN. En 1924, elle devient le type MT en recevant des freins avant que Renault n'est pas le dernier à adopter, car ses modèles haut de gamme en bénéficient déjà. Ce type MT, présenté aux Mines en février 1924, fait ainsi la transition entre les types KJ/KJ1 et la NN, future icône de la France profonde.
La NN, ou plutôt les NN (NNI pour 1928 et NN2 pour 1929) sont des évolutions de la MT de 1924 dictées par le bon sens. Sur un châssis plus long de
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