Материал: 1936

Внимание! Если размещение файла нарушает Ваши авторские права, то обязательно сообщите нам

Un autre moyen de réduire le bruit de roulement est l’utilisation d’enrobés drainants apparus sur le réseau routier dès 1978 pour d’autres raisons d’ailleurs. Cette technique permet de gagner 3 à 5 décibels. En 1993, 8% du réseau autoroutier français était ainsi revêtu. La généralisation de ce procédé est freinée par le fait qu’en contrepartie les enrobés drainants seraient plus sensibles au gel que les enrobés classiques.

3.Choisissez le partenaire et composez le dialogue (par exemple, l’un de vous est député qui propose la loi de réduire le bruit sur l’autoroute, l’autre est constructeur de l’autoroute).

4.Trouvez dans le texte les verbes au Présent, Imparfait ou au Passé Composé, distribuezles en trois colonnes et donnez l’infinitif de ces verbes.

Présent

Imparfait

Passé Composé

Texte 32 (suite)

1. Lisez le texte suivant et trouvez dans le dictionnare le sens des mots inconnus.

Le tracé et l’insertion paysagère. La première génération des autoroutes comportait un tracé le plus rectiligne possible. Plus tard on a compris qu’il valait mieux épouser au maximum le terrain avec une succession de courbes adoucies. Cela supprime la monotonie des longs alignements droits (qu’on voit encore sur les anciens tronçons d’autoroute) et permet de s’inscrire d’avantage dans le paysage. L’introduction de l’informatique dans les projets de tracé a été à cet égard déterminante.

A partir des années 90 on est allé beaucoup plus loin en faisant intervenir le paysagiste dès le début des études et tout au long des études, aussi bien pour l’associer au choix du tracé (en «amont» du processus) que pour le dessin des espaces verts (en «aval» du processus), la conception des aires de services, et les reboisements. La plantation d’arbres et d’arbustes s’effectue finalement en quantités beaucoup plus importantes que l’abattage pour libérer l’emprise. Ainsi d’une approche défensive, on a passé à une approche offensive : enrichir le paysage.

A l’occasion de la construction des autoroutes l’Etat a pris une initiative encore plus novatrice. Sur ces autoroutes hors péages, 1% du budget de la construction a été consacré à des opérations de valorisation paysagère et de développement économique et touristique des régions du Massif central ainsi désenclavées... à une condition c’est que les collectivités territoriales concernées en apportent autant.

80

Dans la mesure où les collectivités territoriales s’engagent à concurrence avec l’ Etat, c’est donc 2% qui peuvent ainsi être mobilisés pour des actions qui se situent en dehors même de l’autoroute, par exemple, la suppression d’une décharge communale, visible de l’autoroute et «détruisant» le paysage, la sauvegarde et la réhabilitation d’un bâtiment de ferme proche, l’enfouissement de lignes électriques aux abords de l’autoroute, ou même la mise en place d’un itinéraire touristique dans une vallée accessible par l’autoroute.

Une circulaire du ministre de l’Equipement a étendu ces dispositions à l’ensemble des liaisons autoroutières nouvelles à péage et hors péage. Toutefois dans le cas des autoroutes à péage, seules les études de mise en valeur paysagère des espaces présentant un lien suffisamment étroit avec l’autoroute pourront recevoir une contribution des sociétés concessionnaires, les actions de développement économique et touristique étant prises en charge directement par l’Etat.

La mise en valeur du patrimoine. Les panneaux marron. Dans les années 70, on a eu l’idée d’installer le long du réseau, à intervalles d’une trentaine de kilomètres, des panneaux marron qui indiquaient par une image simplifiée la présence de tel ou tel site naturel ou monument par exemple, la ligne de partage des eaux, les monts de Vivarais, les noms des fleuves travesés. Pour éviter une confusion avec les panneaux de signalisation proprement dit, ces informations sont données avec une couleur différente, sur fond marron. Cette initiative s’est très vite répandue dans toute la France et même en Europe. Elle répond à la curiosité légitime du voyageur et l’invite à aller y voir de plus près.

L’archéologie. Les chantiers d’autoroutes ont permis à la science archéologique de faire de très grands progrès. Dans le cadre de la loi de 1943 en effet, un processus complexe et minutieux : études préliminaires, répérage des sites intéressants, décapages des terres, tranchées systématiques, recherche effective, etc. se déroule dans l’emprise avant le démarrage des travaux. Nombre de découvertes majeures ont été ainsi obtenues, telles que : pièces d’or galloromaines, fours à fabrication de fer, etc.

L’art sur l’autoroute. La protection et la mise en valeur de la nature n’excluent pas une autre démarche qui en est contrepoint, l’art sur l’autoroute.

Les concessionnaires des autoroutes françaises sont très soucieux de cet aspect, dans l’architecture des ouvrages d’art, des barrières de péages et des bâtiments d’exploitation. Mais aussi, démarche plus originale, dans l’installation de sculptures monumentales qu’on peut apercevoir en voiture, sur les bas-côtés où à l’arrêt sur certaines aires de service. Une centaine d’oeuvres d’art commandées aux meilleurs artistes jalonnent ainsi le réseau autoroutier. Cet exemple a été suivi sur beaucoup d’autoroutes en Europe.

Telles sont les réponses apportées et chaque jour perfectionnées par les constructeurs et les exploitants d’autoroutes aux problèmes d’environnement pour les rendre finalement plus «humaines» et plus en contact avec la nature.

81

2. Répondez aux questions suivantes.

1.Quelles procédures résultent de la loi dite «loi Barnier» ?

2.Comment s’effectue la lutte contre le bruit ?

3.De quelle façon on a décidé d’épouser au maximum le terrain avec une succession de courbes adoucies ?

4.Des panneaux marron, qu’est-ce que c’est ?

5.Qu’est-ce qu’on comprend sous l’art sur l’autoroute ?

3. Dites si c’est vrai ou faux.

1.La France dans le domaine de protection de l’environnement fait figure de précurseur.

2.Les sociétés concessionnaires consentent de grands investissements à ces protections.

3.Le bruit est sans doute l’effet favorable.

4.Il faut alors construire des murs antibruit.

5.La première génération des autoroutes ne comportait pas un tracé le plus rectiligne possible.

6.On est allé beaucoup plus loin en faisant intervenir le paysagiste dès le début des études.

7.Des panneaux marron indiquent par une image simplifiée la présence de tel ou tel site naturel ou monument par exemple, la ligne de partage des eaux et les monts.

8.Les chantiers d’autoroutes ont permis à la science archéologique de faire des progrès minimaux.

9.La protection et la mise en valeur de la nature excluent absolument l’art sur l’autoroute.

4. Faites les phrases avec les expressions suivantes.

1.Les actions de développement du réseau de l’autoroute ...

2.1% du budget a été consacré ...

3.l’Etat a pris une initiative novatrice ...

4.Souvent la construction s’est faite ...

5.Au-delà même de ces procédures ...

5. Faites le rapport sur la sécurité de l’autoroute dans votre pays à l’heure actuelle.

82

Texte 33

1. Lisez le vocabulaire ci-dessous et apprenez-le par coeur.

Le réseau – сеть автострад

L’entretient – содержание дороги

Le mode de transport – вид транспорта

Le péage – пошлина

L’usager – пользователь

Prendre en charge – брать на себя

L’impôt – налог

Expliciter – выяснить

2. Lisez le texte et traduisez-le.

AUTOROUTES AVEC OU SANS PÉAGE.

LA QUESTION DU PÉAGE

On ne peut pas retracer la génèse de l’autoroute ni évoquer son avenir sans traiter du même coup le problème du péage. Pourquoi cela ? Une première raison tient au fait historique que les premières autoroutes réalisées ont été des autoroutes à péage.

Certes, cette pratique ne s’est pas généralisée partout puisque actuellement certains pays ont des autoroutes à péage : Les Etats-Unis, le Japon, la France, les pays du sud de l’Europe, et d’autres n’en ont pas : comme l’Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne. Mais c’est un fait, qu’il se dessine actuellement à travers le monde une tendance, des gouvernements à utiliser le péage pour financer les nouvelles autoroutes que le développement économique rend indispensables. La raison est simple : c’est que ces gouvernements prennent conscience, et avec eux leurs opinions publiques, que les budgets publiques, alimentés par les contribuables, doivent être réservés en priorité à des besoins sociaux telles que la Santé ou l’Education alors que les infrastructures de transport peuvent plus légitimement et plus facilement être prises en charge par les usagers, dès lors qu’il existe un réseau minimum sans péage.

En d’autres termes, il y a deux façon de financer les autoroutes : par le contribuable et dans ce cas, comme pour les routes ordinaires c’est l’Etat qui prend en charge la construction, l’entretient et le renouvellement en utilisant les dotations budgétaires affectés à cet effet.

Par l’usager et dans ce cas c’est l’usager – c’est-à-dire celui qui utilise l’autoroute et lui seul – qui paye pour la consruction, le renouvellement et

83

l’entretient. C’est le régime du péage dont le présent texte se propose d’expliciter le mécanisme.

Ce mécanisme est dans son principe à peu près identique à travers le monde, avec toutefois quelques variantes. Mais la façon dont s’est instauré le péage en France dans les années 60 et les discussions qui ont eu lieu au Parlement à ce sujet sont particulièrement instructives et permettent une compréhension plus générale du système de la concession d’autoroute à péage.

C’est une loi de 1955 qui a institué en France le régime des autoroutes à péage, à une époque où il n’y avait d’ailleurs pas d’autoroutes du tout, à peine une vingtaine de kilomètres.

La question des autoroutes avait certes été évoquée avant la première guerre mondiale mais la plupart des experts considéraient à l’époque que la France avait l’un des meilleurs réseaux routiers d’Europe par sa densité et qu’il n’y avait pas lieu de construire ces voies spécialisées que sont les autoroutes.

En fait, il a fallu attendre 1952 pour que le Parlement soit saisi d’un projet de loi «portant statuts des autoroutes».

3. Donnez des équivalents français:

1)проект закона

2)инфраструктура

3)социальные нужды

4)финансировать новые дороги

5)строительство дороги

6)экономическое развитие

4. Dites si c’est vrai ou faux.

1.La question des autoroutes avait certes été évoquée avant la première guerre mondiale.

2.Il a fallu attendre 1912 pour que le Parlement soit saisi d’un projet de loi

«portant statuts des autoroutes».

3.Actuellement certains pays ont des autoroutes à péage.

4.Le mécanisme de péage n’est pas dans son principe identique à travers le monde.

5. Composez vos propres questions d’après le texte. Posez-les à vos collègues.

84