2. Lisez et traduisez le texte.
DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL
Dès lors, l’autoroute apparaît comme un instrument d’irrigation du territoire national.
De là à affirmer qu’elle est, de ce fait, un instrument du développement régional il n’y a qu’un pas, vite franchi par certains, contesté par d’autres.
Les économistes les plus brillants ont développé des études macroéconomiques pour répondre à cette question : les autoroutes sont-elles un facteur de développement régional ? Sont-elles susceptibles d’attirer les richesses ou, au contraire, de les écarter ? La réponse reste apparemment controversée, bien que les hommes politiques locaux et régionaux pensent en général, dans leur très grande majorité que l’autoroute est favorable au développement de leur région.
L’Association européenne des concessionnaires d’autoroutes et d’ouvrages à péages (ASECAP) qui regroupe 92 sociétés concessionnaires dans 9 pays d’Europe considère de façon plus réaliste, que le meilleur moyen d’éclaircir cette question consiste à mettre en place des observatoires économiques sur le modèle de ce qui a été fait en France dès 1983 sur l’autoroute BourgesClermont. Dans le cas de cette autoroute une équipe d’experts indépendants établit un état des lieux avant la construction de l’autoroute, puis donne une évaluation des effets directs et indirects de l’autoroute en dressant des bilans successifs après la mise en service. Pour cela on recense et on compare «avant/après» les éléments objectifs de l’activité économique dans la région traversée tels que : démographie, activité agricole, activité touristique et hôtelière, zone d’activités commerciales et industrielles, marché foncier, activités de transport routier. On mesure ainsi les effets directs qui s’exercent pendant la construction (il s’agit de l’impact des travaux de construction) et à partir de la mise en service (effets liés à l’exploitation). On a ainsi recensé sur la période significative de la construction 3300 emplois pendant cinq ans (pour 176 km).
L’étude des effets indirects constitue la tâche la plus novatrice de l’observatoire.
Un rapport publié en 1994, c’est-à-dire neuf ans après la création de l’observatoire et cinq ans après la mise en service du dernier tronçon, fait ressortir de façon chiffrée ces effets indirects : remembrement de 50000 ha de terres agricoles, création de 40 zones d’activités en quatre ans soit un accroissement de 33%, en matière de tourisme, les points d’escale (hôtellerie, restauration, camping) ont diversement réagi et l’autoroute semble avoir précipité les évolutions en faveur des établissements renommés, l’hôtellerie a connu une véritable explosion avec la création de 27 établissements pour 1630 chambres.
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Cette méthode des observatoires s’est répandue en France pour le suivi des effets socio-économiques (Clermond-Ferrand par exemple) et écologiques (autoroute Orléans-Bourges par exemple).
Quelques concessionnaires adoptent cette méthode dans d’autres pays comme au Portugal, au nord de Lisbonne, en Espagne.
En France la loi d’orientation des transports intérieurs oblige de toute façon à dresser un bilan économique et social dans les trois à cinq ans qui suivent la mise en service de l’autoroute.
3. |
Répondez aux questions suivantes. |
1. |
Est-ce que l’autoroute est un instrument du développement régional ? |
2. |
Quels sont les effets directs et indirects ? |
4. |
Dites en français. |
1.Этот метод распространился во Франции.
2.Гостиничный бизнес познал настоящий взлет.
3.Независимые эксперты оценивают состояние.
4.Рассматривать наиболее реалистичным образом.
5.Отчет, опубликованный в 2008 году.
5. Trouvez les antonymes des adjectifs suivants. Donnez le féminin de ces adjectifs et traduisez-les.
Lourd, long, renommé, grand, significatif, dernier, objectif, favorable.
6.Etes-vous d’accord que l’autoroute est favorable au développement de leur région ? Engagez une discussion avec vos collègues. Argumentez votre point de vue.
7.Selon vous qu’est-ce qu’on comprend sous «le transport combiné» ? Réfléchissez et exposez vos idées en utilisant les informations données.
Texte 31
1. Lisez et traduisez le texte.
AUTOUROUTE ET ENVIRONNEMENT
Comme pour les grands projets d’infrastructure lourde, ponctuels (centrales électriques, complexes pétrolechimiques) ou linéaires (TGV, voie d’eau à grand gabarit), l’autoroute n’échappe pas à la critique des défenseurs de l’environ-
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nement qui, selon leurs tendances et leurs sensibilités, s’opposent catégoriquement à leur construction ou prennent des positions plus nuancées.
L’automobile mise en cause.
Pour les extrémistes, la première de ces critiques qui, du coup, l’emporte sur toutes les autres, c’est l’existence même de l’autoroute. Selon eux l’autoroute, quelles que soient les précautions prises pour protéger l’environnement, est nuisible dans la mesure où elle encourage l’utilisation de l’automobile et que cette dernière doit être combattue au profit d’autres modes de transport, le rail ou la voie d’eau qu’ils estiment moins «polluants» pour le bruit, la qualité de l’air et la consommation d’espace.
Ces arguments mis en avant – par une minorité il est vrai – négligent la plupart du temps quelques réalités que ne manquent pas de faire valoir les défenseurs de la route et de l’automobile, à savoir :
а) la préférence affirmée et confirmée des usagers pour ce mode de déplacement comme l’indiquent les sondages. Il serait paradoxal de restreindre un mode de transport aussi largement plébiscité;
b)les progrès considérables enregistrés en matière de pollution, notamment de pollution de l’air, qui est le point le plus critiqué;
c)les émissions de polluants automobilistes ont été dividées par 10 entre 1970 et 1996 et pourraient encore diminuer;
d)pour ce qui est des moteurs diesel, au-delà des progrès déjà réalisés pour le bruit et l’odeur, les émissions de particules sont tombées de 0,14 à 0,08 g/km depuis 1996 sur les nouveaux modèles;
e)quant au CO2 qui serait responsable à l’échelon de la planète de l’effet de serre – bien que cela reste controversé – les fabriquants de véhicules à moteurs soulignent que les transports sont à l’origine de seulement 7% de la pollution mondiale de gaz carbonique qui diminue parallèlement avec la consommation de carburant des véhicules;
f)à terme, les normes adoptées par les constructeurs permettraient, pour le parc renouvelé, de faire disparaître la pollution de la voiture.
2. Trouvez des équivalents des mots français et russes:
1) pétrolechimique |
a) ответственный |
2) les défenseurs |
b) шум |
3) responsable |
c) запах |
4) la pollution |
d) потребление горючего |
5) les polluants |
e) вредный |
6) le bruit |
f) нефтехимический |
7) l’effet de serre |
g) серный эффект |
8) la consommation de carburant |
h) загрязнение |
9) nuisible |
i) загрязняющие вещества |
10) l’odeur |
j) защитники |
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3. Trouvez l’intrus:
1)le gaz carbonique, l’oxygène, le mur
2)l’argument, la table, le point de vue
3)l’autoroute, la voie express, le charbon, le chemin de fer
4)le soleil, le véhicule, l’automobile
4.Fermez vos livres et rappelez-vous les mots et les expressions nouveaux que vous avez appris sur ce sujet. Chaque mot ou expression vous donne un point.
5.Quelles mesures, selon vous, peuvent être prises pour protéger l’environnement ? Exposez vos idées.
Texte 32
1. Lisez le vocabulaire ci-dessous et apprenez-le par cœur:
prendre en compte – учитывать l’avantage – преимущество la nuisance – вред
réduire – сократить l’interdiction – запрет s’inscrire – вписываться
les études préliminaires – предварительные исследования le démarrage – начало, старт
la démarche – действия, шаг
des effets bénéfiques – положительный эффект renforcer – усилить
un milieu urbain – городская среда
2. Lisez le texte suivant et trouvez dans le dictionnare le sens des mots inconnus.
LA RÉPONSE DES SOCIÉTÉS DE L’AUTOROUTE
Ceux-là mêmes parmi les responsables et les élus territoriaux qui sont partisans de l’autoroute ignorent souvent les efforts des sociétés – et de l’Etat pour les autoroutes libres de péages – non seulement pour protéger l’environnement mais aussi pour le mettre en valeur.
Ce souci constant se manifeste très en amont, dès les premières études, et se poursuit pendant la phase de construction et après la mise en service.
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Il s’appuie d’ailleurs sur une réglementation très stricte issue de la loi relative à la protection de la nature.
La France en ce domaine fait figure de précurseur, puisque ce n’est que neuf ans après que des mesures analogues ont été introduites en Europe par une directive du Conseil des Communautés européennes (on dirait de nos jours de l’Union européenne). La loi française et les décrets d’application ont été renforcés par une loi dite «loi Barnier».
Les diverses procédures qui en résultent : études d’impact, études socioéconomiques, démocratisation des enquêtes, enquête sur la police des eaux.
Au-delà même de ces procédures, c’est un état d’esprit qui, en quelques années, a complétement changé chez les concepteurs et les exploitants de l’autoroute pour prendre en compte – de façon intégrée aux autres disciplines – les problèmes d’environnement, dont il faut maintenant décliner tous les aspects.
Un enjeu particulièrement important est celui de la protection des eaux et la protection acoustique.
Les eaux. C’est surtout la pollution accidentelle qui est redoutée : un accident mettant en cause par exemple un camion transportant des matières polluantes.
Les techniques sont maintenant au point qui consistent à recueillir les eaux de ruissellement le long de la chaussée et de les conduire à des bassins de décantation étanches. Les sociétés concessionnaires consentent de lourds investissements à ces protections.
Il est intéressant de remarquer que, dans le domaine de la protection des eaux contre la pollution accidentelle, l’autoroute constitue un avantage pour l’environnement, car le camion de matières polluantes qui se renverserait (moins fréquemment) sur l’autoroute équipée en conséquence ne le ferait plus sur l’ancienne route non aménagée.
Le bruit. La lutte contre le bruit est l’un des postes les plus importants des dépenses consacrées à l’environnement. C’est le plus difficile.
Le bruit est sans doute la nuisance – pas seulement pour la route mais aussi pour le rail et les aéroports – la plus généralement ressentie par les habitants. Depuis une dizaine d’années les protections passives se sont multipliées dans les traversées d’agglomérations ou au voisinage des zones sensibles. Une butte de terre bien profilée (dite «merlon») permet de réduire le niveau sonore de 10 décibels, mais il n’y a pas toujours la place surtout en milieu urbain pour élever ces merlons et il faut alors des murs antibruit beaucoup plus coûteux. On a aussi recours au double vitrage dans les habitations. Souvent la construction de ces habitations s’est faite postérieurement à la construction de l’autoroute, ce qui donne lieu à des discussions et des contentieux. C’est pourquoi la mesure prise en 1995 concernant l’interdiction de construire sur une bande de 100m de part et d’autre de l’axe aura des effets bénéfiques dans l’avenir.
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