LES MODES DE PAIEMENT – LE TÉLÉPÉAGE
A l’origine le paiement s’effectuait uniquement en espèces. Mais très rapidement, on a installé pour les péages un système ouvert, des «paniers» dans lesquels le client jette les pièces de monnaie correspondant au prix. Le système est reglé automatiquement pour que la barrière de péage ne se lève que si le montant exact a été fourni.
Quelques années plus tard on a introduit le paiement par carte de crédit, automatiquement débitée. Il suffit d’introduire sa carte dans la machine, on reçoit instantanément un reçu et la barrière s’ouvre.
Puis on est allé plus loin encore dans la facilité de paiement : en supprimant l’obligation de s’arrêter. Encore faut-il s’être procuré à l’avance auprès de la société concessionnaire un badge spécial, avoir déposé une caution et donné son numéro de compte en banque. Cela s’appelle le télépéage en français. Le télépéage est parfaitement opérationnel dans plusieurs sociétés d’autoroutes en France, en Italie, au Portugal, aux Etats-Unis, etc., mais avec des systèmes indépendants.
En France les sociétés concessionnaires ont lancé un programme dis TIS (Télépéage Inter Société) qui doit permettre de circuler avec le même badge de télépéage à travers tout le réseau français et au-delà, peut-être sur le réseau européen.
Il n’est pas besoin d’insister sur le défi énorme que représente la mise en place d’un tel programme : sur le plan technique (nécessité d’une interopérabilié), commercial (gestion des abonnements), juridique (problème des fraudes) voire éthique (informatique et libertés).
3. Composez vos propres questions d’après le texte. Posez-les à vos collègues.
Texte 36 (suite)
L’AUTOROUTE DU FUTUR. L’EXTENSION DU TÉLÉPÉAGE ET LES
AUTOROUTES URBAINES
A première vue, cette amélioration du mode de perception pourrait être considérée comme un avantage mineur. A partir du moment où on peut payer le péage par carte de crédit – comme on le fait déjà – qu’apporte de plus le fait de passer sans arrêter. Ne s’agit-il pas finalement d’un «gadget», appréciable certes, mais rien de plus?
En réalité, le simple fait de pouvoir passer sans s’arrêter permet d’accélérer la cadence de passage, donc de diminuer considérablement l’emprise au sol des gares de péage. C’est une condition quasiment indispensable si on veut réaliser
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des autoroutes urbaines à péage. D’ores et déjà les chercheurs mettent au point les dispositifs de communication «véhicule-sol» qui permettraient de percevoir le péage sans même que les voies de circulations soient matérialisées au sol comme c’est le cas actuellement aux portes de péage. C’est ce qu’on appelle le péage rapide «multivoie».
Certains, allergiques à l’idée même de péage, craindront peut-être le pire de ces nouveaux développements qui peuvent conduire à généraliser le péage à l’entrée des villes comme cela se pratique en Norvège à Oslo, ou ailleurs à Singapour. Mais n’est-ce pas une façon de rééquilibrer l’usage de la voiture en ville, au même titre que l’a été il y a trente ans l’introduction du stationnement payant et des paremètres ? A l’époque quel tollé de la part des citadins – et plus encore des commerçants – lorsqu’on a installé des paremètres et des horodateurs en ville. Qui nierait aujourd’hui que c’était la seule façon pour maintenir le centre-ville accessible, au bénéfice finalement de tous, piétons et automobilistes ? N’en va-t-il pas de même pour le péage urbain, où la question a déjà été posée dans plusieurs pays et notamment aux Pays-Bas ? L’avenir le dira.
En tout cas il faut savoir qu’un effort considérable de recherche est mené dans le monde entier, dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et au Japon, sur les applications de ces techniques avancées qui concernent de façon plus générale la télématique appliquée aux transports.
4. Donnez des équivalents français:
а) остановиться – б) городская дорога – в) параметры – г) незаменимый –
д) преимущество – е) кредитная карточка – ж) ускорить – з) сеть автострад –
и) взимать пошлину –
5. Trouvez l’intrus.
1.Le véhicule, le sol, la moto, le remorque.
2.Le paiement, le péage, le verre.
3.Les piétons, les automobilistes, les agences de police, les influences.
4.Les Etats-Unis, Athènes, la France, le Japon.
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6.Trouvez dans le texte les verbes au Présent, donnez l’infinitif des verbes et traduisez-les.
7.Trouvez des antonymes des adjectifs suivants.
Accessible, avancé, rapide, urbain, mineur, premier, spécial, éthique.
8.Répérez les mots-clés et les idées essentielles du texte.
9.Rendez le contenu du texte.
L’APPRENTISSAGE DE LA CONDUITE
1. a. Lisez de petits textes et donnez les définitions de mots suivants:
Conducteur (m), sécurité routière (f), permis de conduire (m), maîtrise de connaissances (f), livret d’apprentissage (m), formation (f), véhicule (m), frein (m), embrayage (m), rétroviseur intérieur/extérieur (m).
b. Intitulez chaque petit texte en utilisant les titres suivants:
Programme Nationale de Formation (P.N.F.), Durée de la formation, L’apprentissage de la conduite, Equipement des véhicules, Livret d’apprentissage.
c. Utulisez ces mots pour faire des propositions orales décrivant l’apprentissage de la conduite en Russie.
Texte 37
La formation des conducteurs représente un domaine d’action essentiel pour améliorer la sécurité routière. Afin de garantir la qualité et l’homogénéité de la formation à la conduite, les pouvoirs publics ont mis en place de nouvelles dispositions qui modifient sensiblement l’apprentissage de la conduite.
Ce programme présente, sous forme d’objectifs spécifiques, l’ensemble des matières auxquelles un automobiliste doit être sensibilisé. Il couvre l’éducation à la sécurité routière de l’âge de la maternelle à la phase de l’après permis. L’objectif général du P.N.F. est d’amener tout conducteur à la maîtrise de connaissances, de savoir-faire et à développer des attitudes positives par rapport à la sécurité routière.
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Depuis le 1 juin 1991, toute personne apprenant à conduire sur la voie publique doit posséder un livret d’apprentissage validé par la Préfecture du domicile. Ce livret précise pour chaque catégorie de permis le contenu, la progressivité et le calendrier de la formation. Il permet à l’élève de suivre sa progression et d’évaluer ses progrès au travers des étapes de synthèse. C’est aussi un titre administratif qui justifie l’état d’apprenti conducteur en cas de contrôle par des forces de l’ordre. Enfin, l’âge minimum requis pour détenir un livret d’apprentissage est fixé à 16 ans.
Pour le permis B (autuomobiles), la durée de la formation est désormais identique à celle prévue dans le cadre de l’Apprentissage Anticipé de la Conduite, soit : 20 heures minimum. La formation à l’épreuve théorique générale n’est pas incluse dans ces 20 heures. De plus, pour les formations aux permis B et A (moto) l’école de conduite doit procéder à une évaluation du niveau de l’élève pour déterminer le volume probable de la formation.
Le véhicule utilisé pour l’apprentissage de la conduite, sauf pour les motos, doit être équipé :
-d’un double commande pour le frein et l’embrayage,
-de deux rétroviseurs intérieurs et de deux rétroviseurs extérieurs.
L’ élève conducteur doit être accompagné d’une personne titulaire depuis au moins 3 ans du permis correspondant ou d’un formateur diplômé pour l’enseinement de la conduite.
2. Complétez les propositions avec de fins et de commencements convenants.
1. La formation des conducteurs représente... . 2. L’objectif général du P.N.F. est... . 3. ...les pouvoirs publics ont mis en place de nouvelles dispositions. 4. ...toute personne apprenant à conduire sur la voie publique doit posséder un livret d’apprentissage validé par la Préfecture du domicile. 5. Le livret d’apprentissage précise... . 6. L’âge minimum requis pour détenir un livret d’apprentissage est... . 7. Pour le permis B (autuomobiles), la durée de la formation est... . 8. ... d’un double commande pour le frein et l’embrayage, de deux rétroviseurs intérieurs et de deux rétroviseurs extérieurs.
3. Divisez-vous en paires et parlez de l’apprentissage de la conduite en Russie en le comparant avec celui-ci en France.
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4. Lisez le texte supplémentaire et répondez aux questions.
1.Quelles sont deux phases de l’apprentissage de la conduite à 16 ans ?
2.Quelle phase est plus pratique ? Pourquoi ?
3.Quelle sont les différences entre L’A.A.C. et la méthode classique sur le plan économique ?
4.Quelle sont les différences entre L’A.A.C. et la méthode classique sur le plan de la sécurité ?
LA CONDUITE A 16 ANS
(APPRENTISSAGE ANTICIPE DE LA CONDUITE)
Cette formation comporte deux phases importantes :
1ère PHASE à partir de 16 ans : Cette phase en autoécole permet d'acquérir les bases d'une formation plus sure en se forgeant de bonnes habitudes. Cette attestation est délivrée par l'autoécole. Elle garantit le niveau de formation de l'élève, c'est une sécurité pour l'accompagnateur.
2 ème PHASE durant 1 an au moins : Cette phase permet à l'élève d'acquérir une bonne expérience de la conduite en parcourant au moins 3000 km à côté d'un adulte expérimenté. Durant la conduite accompagnée, il est prévu deux rendez-vous pédagogiques à l'autoécole pour évaluer les progrès et appronfondir la formation.
L’A.A.C. : UN BILAN POSITIF
Sur le plan économique
L'A.A.C. a un coût de base à peu près équivalent à la méthode classique. Mais le taux de réussite élevé à la première présentation au permis de conduire pour les candidats formés par l'A.A.C. (80% contre 50% pour les autres) permet de réaliser des économies substantielles au niveau des frais de présentationau permis.
Et surtout, après le permis de conduire, la conduite à 16 ans permet de réaliser des économies importantes sur l'assurance.
En effet, la surprime "jeune conducteur" est divisée par deux, soit en général; 100% : 2 = 50%. Puis, la deuxième année, la surprime disparait si le conducteur n'a pas été responsable d'un accident.
Sur le plan de la sécurité
A titre de comparaison, il faut savoir que lors d'une formation classique, un élève conduit en moyenne 500 à 1000 kilomètres en leçon avant d'obtenir son permis alors que l'élève A.A.C. aura parcouru au moins 3000 kilomètres avant de se retrouver seul au volant.
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